Oui, le doubling, c'est difficile, exigeant en temps de fabrication et d'entraînement... Et alors,... si vous ne vous y mettez pas vous aurez loupé un truc dans votre vie de lanceur.
Il faut de bon outils, c'est à dire des booms légers, maniables et faciles à reproduire.
Bref si vous commencez avec des Moébius c'est pas gagné, il est très bon ce shape mais, il n'est pas adapté pour les débutants.
Les booms sont lourds quant aux trajectoires et au timing, c'est pas le genre qui pardonne.
Normal, vous n'êtes pas Fridolin Frost (son créateur il y a de celà une petite vingtaine d'années...) et personne ne vous le reproche...
Que faire, sinon aller regarder chez Pierre Kutek ce qu'il y a comme modèle? Pas grand chose, des clones de Moébius et quelques shapes récalcitrants de gars très inspirés (Patrick Prady) ou illuminés (j'ai pas de noms, sinon çà m'aurait fait plaisir de le citer).
La remarque est la suivante, il n'y a que les très bons qui tourne en doubling et celà depuis des lustres... Ce n'est pas normal, il y a des solutions techniques pour répondre un minimum aux lanceurs qui ne sont pas de super sportifs et/où qui n'ont pas des masses de temps pour fabriquer.
Faites moi confiance petits Nangas.....VOUS ALLEZ BIENTÔT DOUBLINGUER ET TRIPLINGUER....COMME DES DINGUES.
Avant tout investissez dans de la baké de 1.5 mm.
C'est compliqué ... Je sais. Achetez une baké pas trop dure, elle se travaillera mieux et cassera moins sur les catchs.
Cette baké a été longtemps réservée aux MTA, erreur cette matiére est fine et dense, on peut réaliser toute sa panoplie dans ce matériaux hautement polluant...
comme base de ce premier doubling.
C'est un boomerang de trick-catch polyvalent.
Pour le règlages c'est assez basiques et reproductible, c'est là l'intérêt de créer ce type de matos. La découpe est l'étape la plus chiante, elle est à réaliser avec votre scie sauteuse équipée d'une lame pour métaux qui n'éclatera pas la baké. Ainsi, vous gagnerez du temps en ponçage pour mettre l'out-line à la cote (le contour).
Ma baké pour ce doubling m'a été généreusement fournie par Nico quand il est passé à la maison. C'est une baké très rigide donc assez cassante à la découpe. Par conte elle est super nerveuse dans le jet et c'est trés agréable.
Techniquement le décalage est donné par :
- la différence de shape (l'out sider est plus large voir photo).
- l'ajout de lestes au milieu des pales de l'insider qui racourcit sa trajectoire.
-un perçage légèrement différent pour favoriser la perte de rotation sur l'insider.
-un élastique au centre de l'insider qui va favoriser la chute sans perte de rotation.
-le chanfrein sous le bord d'attaque de l'insider.
Sans le dire de manière explicite, j'ai énoncé quatre techniques de décalage applicable sur tous les tripales....
Sachant que je suis parti d'un boom qui naturellement a des qualités de temps de vol et de distance. Cà, c'est aussi un truc, pour réaliser un jeu de doubling, il est plus facile de prendre une base de boomerang avec une trajectoire de 30 à 35m qui est flotteur. Et dont le temps de vol naturel se balade entre 10 et 16 secondes selon vos réglages. Si vous faites l'inverse, vous êtes joueur mais, vous n'êtes pas efficace... Ad libidum
Les photos des plans vont suivre...
Sur le dernier cliché, un autre jeu de doubling, sur la base du "Sextoy".
Attention, c'est le jeu de doubling ultime et simple dans sa réalisation.
C'est un shape très efficace dans le cadre de cette utilisation, il est légèrement retouché par rapport au modèle en polypro de 3mm. A l'origine je les ai fabriqué dans l'idée de jongler ...
La réalisation est encore plus simple car, les deux boomerangs sont superposables et ce n'est que le perçage et les élastiques qui règle le timing, ici, pas de plomb.
Sur ce modèle, les scotchs sur les bords de fuites ralonge la portée de l'outsider, c'est un doubling de recherche sur lequel j'ai testé des usinages.
Bientöt le plan du doubling Sextoy.
Rendez-vous dans la news avec un plan de doubling, le Goa.
Si vous aimez la guitare et la musique en générale vous ne serez pas indifférent aux talents de Mattrach sur youtube et sur son site.
A bientot pour des booms à donner... comme au bon vieux temps
Matthieux Lesieur est passé à la maison... Un grand bonheur et quelques booms.
Matt ne lance pas n'importe quoi, c'est un ingénieur dans le bois. Alors, il ne faut pas lui faire le coup du contre-plaqué commercial et finlandais.
Le contre-plaqué dont il fabrique ses booms, c'est le sien... C'est du "home made" et çà vaux le détour...
Des bois sélectionnés pour leurs qualités mécaniques et esthétiques et puis des tissus de fibres. Le tout est surprenant tant au niveau du style que du vol.
Ce sont bien des doublings, réalisés dans un mix de son cru et çà marche furieusement, je les ai lancé ils sont très bien.
C'est de loin la plus belle pair de doubling qu'il m'ait été donné de voir et je l'ai lancé...
Le mélange bois et fibre est super sous les doigts, ni trop souple ni trop rigide.
Le choix des décos et les réalisations sont particulièrement soignées.
L'objectif de Matt était de réaliser tous les booms de son quiver dans matériaux composites bois et fibres selon les exigeances techniques de la discipline...
Matt est un lanceur doué et il a certainement perdu du temps compétitivement parlant, en s'engageant sur une voie aussi complexe de création de matériaux. Mais sa démarche se rapproche de ce que faisaient les frères Janetsky... Il a acquis une grande maitrise de la mise en oeuvre de ces techniques .
J'avais prévu ce papier il y a quelques semaines et voyant vos questions sur le boomfr...
D'abord
c'est quoi géant?
La majorité des booms sont des shapes recopiés sur les originaux ou des copies
de copies, à moins qu'ils ne soient vos créations originales.
Dans ce dernier cas, ils sont dessinés sur des formats de papier standards,
généralement A4.
Par le biais du support de dessin, on formate la taille maximum du boom.
De ce point de vue, on peut dire que les booms « géants » ne tiennent
pas sur les formats classiques A4 ou A3.
Avant d'aller plus loin, un conseil : dessinez sur du format A3 ou plus, çà va changer votre vie de shaper...
Lorsque j'ai commencé, les booms de sports étaient tous plus grands puis avec les matériaux nouveaux de type fibre et plastiques de toutes natures, leurs tailles ont diminué. Cà a permis d'obtenir des formes plus ergonomiques, plus performantes et moins dangereuses.
La question majeure, c'est trouver le matériau et les shapes adéquats pour réaliser des booms qui soient grands, résistants et pas trop lourds.
La solution de cette équation peut-être très simple, dès le moment ou vous ne donnez pas dans le gigantisme absolu. C’est à dire au-delà des 1m30 d’envergure.
Pour ma part, j’ai résolu le problème du matériau j’emploie du contre-plaqué bouleau de Finlande 4mm 8 plis (qualité GL 1 ou GL 2). Etonnant non ?
J’ai longtemps shaper dans des contre-plaqués plus épais et plus lourd. J’ai eu trop de problèmes lors des vols généralement destinés au show.
Les grands booms sont démonstratifs et majestueux en vols et donc idéales pour les démos et le plaisir des yeux.
Mais, ils deviennent très vites très dangereux en vol et au rattrapage. Si vous êtes avec du public vous ne pouvez pas prendre de risques (pour vous-même j’entends) .
C’est pour cela que j’ai choisi le 4mm 8plis, le compromis sécurité-résistance-masse-finesse-coût pour allier la facilité lors du jet et du catch. Et cela, même dans des conditions aérologiques difficiles.
Le choix de ce plaqué va impliquer l’ergonomie des shapes. D’une manière générale, les pales seront larges pour la solidité et les profils sobres pour les mêmes raisons et aussi pour permettre des jets inclinés, voir posés. Ce type de jets vise à limiter l’énergie du retour ; donner juste ce qu’il faut comme énergie pour que le boom vienne s’épuiser dans vos mains (plus exactement dans vos bras).
La technique du jet des géants.
Une gestuelle ample, souple et posée est nécessaire. Leur masse permet de les accompagner sur leurs trajectoires plutôt que de les lancer à l’image des fast-catchs.
Ce geste est très plaisant et comparable à ce qu’on peut ressentir dans des disciplines martiales ou gymniques.
Il s’agit d’un transfert d’énergie (une bascule pied droit sur pied gauche) vers le boomerang par l’intermédiaire de vos jambes, votre bassin, votre buste, votre épaule (très peu par le coude) .
Ce jet peu même être latéralisé, vous allez le propulser à côté de vous comme si vous donniez une tape amicale sur l’épaule de votre pote.
Le rattrapage du Géant
Le catch est impressionnant et il demande une grande sureté pour être réalisé.
Lors de votre premier jet, je conseille de ne pas rattraper pour s'assurer de la lisibilité de la trajectoire et de reprendre les bons repères. Si vous commencer dans les grands booms alors prudences, ne rattrapez pas.
Regardez, il y a beaucoup à apprendre sur la trajectoire de votre boomerang en rapport à son assiette et à sa position par rapport au vent (quelles surfaces offre t-il au vent dominant et que se passe t-il?) .
c'est un conseil qui est aussi valable pour les booms de fast-catch, observer et observer encore.
La taille du boom permet rarement une prise manuel, il faut se servir aussi des avant-bras pour pincer les pales et ne pas quitter des yeux le boomerang en vole jusqu'à l'immobilisation dans vos bras.
Si le regard quitte le boom, si vous clignez des yeux par reflexe de protection vous allez perdre vos repères spatiaux et vos mains seront "perdues". Et là vous allez sentir vos doigts...
Tout d’abord avant de voir les rattrapages,
il faut préciser
la trajectoire de son acro.
L’acro doit dans la première partie du vol monter doucement (ou être placé tout de suite très haut) pour se retrouver à son apogée en phase de retour. Puis le boom en général repart légèrement vers l’avant pour ensuite se stabiliser et revenir vers le lanceur si la hauteur est suffisante (si ce n’est pas le cas le boom partira toujours vers l’avant on sera alors en « poursuite » sur le boom et donc mal placé pour le rattrapage).
Première priorité avant toute chose : faire monter son boom suffisamment haut pour qu’au retour le boom glisse vers soi !
Voyons maintenant la position de base du placement pour rattraper.
Il faut toujours avoir le boom devant soi (donc savoir courir en reculant est important !) et être capable de se positionner à l’arrêt, face au boom, pour rattraper à deux mains à hauteur du ventre.
Cette position est pour moi une base importante car, d’ici on peut décliner toutes les autres.
Il suffit de se déplacer plus ou moins vers l’avant ou vers l’arrière ou de se mettre de profil… je m’explique plus en détails : à partir de ce rattrapage de base si on avance d’un pas ou deux on est bien placé pour les « une main »…si de cette base on se place de profil on est bien placé pour les deux mains dans le dos et sous la jambe (on peut aussi rester de face pour celui là mais on voit ça après !), si on recule d’un pas ou deux on est OK pour le hacky et le tunnel (de face) et si on recule encore un peu on est tip-top pour le foot catch.
On combine ces déplacements/placements avec la mise de profil et on obtient les « une main » dans le dos et sous la jambe ainsi que le eagle!
Voilà déjà pour les bases ;o)…
Ensuite vient le temps des rattrapages.
Pour tous les catches, il faut d’abord avoir une accroche visuelle très importante sur le boomerang et ce du début de sa descente jusqu’au rattrapage final (trop de fois les derniers centimètres sont oubliés et les yeux se ferment ou se détournent, attention !!!).
Les appuis doivent être aussi disponible jusqu’au bout ce qui se traduit par une flexion quasi permanente des jambes (quart de squat…) afin de pouvoir « gicler » sur le boom si un décrochage ou un rebond inattendu se produit (ce qui ne sera pas possible si on est « haut » et les jambes tendus).
Main gauche clean :
Deux possibilités, soit on rattrape le boom au dessus de soi (on voit le boom par-dessous), soit on le rattrape au niveau du « ventre » (on voit le boom par dessus).
Pour la première possibilité, il ne faut pas oublier le sens de rotation du boom ! Un droitier tourne sur lui-même dans le sens anti-horaire mais si on le prend au dessus de soi le sens de rotation est le contraire ! Lors du catch il faut donc avec la main gauche accompagnée le boom dans le sens horaire, ce qui suppose de placer sa main gauche ouverte, paume vers le ciel et le pouce vers la gauche pour se retrouver au catch avec le pouce vers la droite. Je rajouterais que ce « vissage » de la main gauche s’effectue avec le bras semi tendu pour finir presque tendu, la main gauche rencontre donc le boomerang avec un peu de vitesse verticale ce qui permet de faire rebondir le boom en cas d’échec au catch pour avoir une chance de le saisir au rebond…
Pour la seconde possibilité, la main gauche est ouverte paume vers le ciel, le pouce vers la gauche et ici il faut accompagner le boomerang vers le bas tout en fermant la main. Si dans ce cas le boom rebondit ou « bave » vers le sol pas de solution de rechange ! Ou un eagle à l’arrache !
Main droite clean :
Idem main gauche en inversant les rotations
Deux mains dans le dos :
Premièrement, il faut savoir quelle est la main que l’on place dessous lorsqu’on rattrape à deux mains ;o)…Dans tous les exemples qui suivent la main gauche est dessous.
On part alors de la position de base (rattrapage deux mains au niveau du ventre) si on a la main gauche dessous il suffit de reculer le pied gauche pour être de profil (c'est-à-dire montrer son épaule droite au boomerang), passer sa main gauche dans le dos et saisir le boomerang au niveau de la hanche. On peut avancer légèrement la hanche droite pour la reculer au catch afin d’accompagner le boom. Attention de ne pas vouloir saisir le boom trop tôt (c'est-à-dire trop haut avec en plus un risque d’eagle avec la main droite…), car celui-ci risque de taper le haut du dos et rebondir, rendant le rattrapage impossible…
Deux mains sous la jambe :
Deux possibilités, soit de profil, soit de face.
De profil, on recule toujours le pied gauche, on lève la jambe droite pour passer la main gauche dessous. Le genou est légèrement au dessus du bassin, le buste est baissé pour engager la main gauche paume vers le haut avec les doigts ouverts (tendus). L’avant bras gauche ne s’engage qu’a moitié (plus loin ce n’est pas nécessaire).
De face, on lève la jambe gauche en pointant le genou vers l’extérieur, l’avant bras gauche s’engage davantage et se plaque sous la cuisse gauche. La jambe et l’avant bras ne faisant plus qu’un, la main gauche (avec la jambe) peut bouger facilement de gauche à droite pour se mettre sous le boom afin de le rattraper.
Eagle :
Eagle main droite, on recule le pied gauche (on est donc de profil), la main droite est haute et se place au dessus du boom, les doigts sont bien ouverts et tendus, la main va accorder sa vitesse sur la vitesse de descente du boom pour le saisir délicatement. Plus long est l’accompagnement plus les chances d’adapter sa vitesse est meilleur. Il ne faut pas laisser la main semi fermée sinon les doigts cognent le boom. Il faut aussi éviter d’attraper de façon « sèche » car on risque la projection du boom au sol.
Il est possible de faire l’eagle de face, attention car la marge d’accompagnement est plus faible, il faut ici éviter de prendre le boom trop haut. Attendre de voir le dessus du boom peut être un bon repère pour fermer la main.
Hacky :
Trois possibilités !
Tout d’abord il faut aborder le problème principal de ce rattrapage. Le boom à tendance à gicler à gauche à droite, devant, derrière !!! Il faut donc proposer une surface de frappe la plus plane possible et la plus parallèle au sol pour faire monter le boom à la verticale. Le contact avec le boom ne doit pas se faire trop haut car l’impulsion donner au boom sera très faible.
Il faut donc prendre le boom très bas pour lui décocher une frappe dirigée vers le haut (perpendiculaire au sol !), le boom devant être projeté assez haut (épaule) pour se donner le temps de se déplacer (si besoin) pour le rattraper.
De face, avec l’intérieur du pied droit (le plat du pied), le boom est bien visible devant soi entre les pieds et les bras, attention à bien ouvrir son genou droit pour être le plus parallèle au sol avec le plat du pied (problème de souplesse !) pour frapper le boom. La jambe gauche reste semi fléchie pour être disponible en cas de déplacement (ce ne sera pas possible si la jambe est tendue !). Le boomerang doit remonter devant soi entre ses mains (on fait passer le boom du rez–de-chaussée au premier étage !!!).
De profil, avec l’extérieur du pied, le poids du corps repose sur le pied gauche (toujours jambe semi fléchie !), le pied se glisse sous le boom et la mise à plat de la surface de frappe est renforcée si on s’appuie en se penchant sur son pied gauche. On donne un coup franc et sec pour faire monter le boom perpendiculaire au sol !
En poursuite, avec le coup du pied. C’est vraiment quand on est débordé, on shoote le boom avec le coup du pied pour le faire monter comme on peut afin d’avoir du temps pour tenter le rattrapage !
Le placement se fait à partir de la position de base en se reculant de 2-3 pas.
Tunnel :
Le placement est moins reculé que pour le hacky. Lorsqu’on fait ce rattrapage de face il faut bien être calé et fléchi sur ses appuis, les genoux bien écartés. On engage bien la main gauche derrière la jambe gauche entre les jambes, on pense à montrer la paume de la main vers le ciel et on regarde le boom jusqu’au bout. Lorsque celui-ci entre en contact avec la main gauche alors la main droite se referme dessus. Attention si on se place trop tôt, le boom sera trop haut et la tendance sera de faire un eagle pour amener le boom dans le tunnel, ce qu’un juge ne validera pas !
On peut faire aussi ce catch de profil, on fait passer le boom dans le tunnel par l’arrière. On reprend la position deux mains sous la jambe mais avec les pieds au sol (le pied droit est « à gauche » on est de profil je rappelle…et le genou gauche peut se poser au sol ! ce qui permet au « moins » souple d’être plus à l’aise !)
Une main dans le dos :
Même placement que pour deux mains dans le dos. La main gauche s’engage dans le dos et là ça coince ! Il faut soit être souple de l’épaule gauche pour que l’engagement du bras gauche se fasse tranquillement, mais on peut à l’aide de la main droite « tirer » la main gauche pour qu’elle dépasse au niveau de la hanche droite, pour qu’elle soit visible. Si la main est visible c’est plus facile de faire le catch que de le faire en aveugle ! La main lorsqu’elle s’engage dans le dos ne se place pas naturellement pour le rattrapage…
En effet, le pouce est vers le haut et la paume est dirigée vers l’arrière, ce qui n’est pas pratique pour rattraper !!! Il faut donc penser activement à tourner la main gauche pour présenter la paume vers le ciel. La hanche droite s’avance vers le boom pour mieux reculer ensuite et accompagner le boom lors du catch. Ce rattrapage est difficile, il faut le dédramatiser…ce n’est qu’une main clean !!! mais dans le dos, ou alors ce n’est qu’un rattrapage deux mains dans le dos ou l’on enlève la main du dessus au dernier moment !!!
Une main sous la jambe :
Même placement que pour deux mains sous la jambe. Deux façons de faire, de profil ou de face.
De profil comme de face même remarque que pour deux mains sous la jambe !
Attention à bien avoir les doigts tendus pour accueillir le boom, si les doigts sont dirigés vers le haut, le boomerang risque fortement de rebondir et là galère pour « rattraper » le coup !
Foot catch :
Trois à quatre pas en arrière de la position de base.
Identifier avec quel pied on est plus à l’aise dessous pour saisir le boom.
Ne pas s’asseoir trop tôt ! Ne pas oublier le plan dans lequel le boom descend et le plan dans lequel on va faire le rattrapage…Il faut s’asseoir puis pivoter sur le côté (on s’appuie sur le coude du côté où l’on se tourne) pour que le pied du dessous soit parallèle au sol et dans le même plan que le boomerang. Le regard est accroché sur le boom jusqu'à la fin ! Le boomerang peut être saisit avec les deux pieds parallèles au sol ou bien le pied supérieur est perpendiculaire au pied du dessous (on plaque le boom avec la semelle du pied du dessus et l’intérieur du pied du dessous) ce qui permet dans ce cas de garder le boom en visuel jusqu’au bout. Les jambes sont légèrement fléchies juste avant le catch permettant ainsi d’avoir une marge pour attraper le boom (on peut prendre le boom un peu plus loin en les détendant, ou les bouger un peu à gauche et à droite).
Olivier Chelmas est un passionné de boomerang depuis... longtemps.
Il a des approches très didactiques de notre dicipline. Sa formation de prof de sport lui autorise des analyses particulièrements pointues.
Il nous livre ici le fruit de ses réflexions sur le jet et sa préparation.
Enfin, Olivier est un compétiteur et un observateur brillant. De plus, je doit beaucoup de mes victoires à ses analyses.
Nos titres multiples en championnat de france par équipe et notre titre (mythique) de vice champion du monde par équipe en 2004 émanent directement de sa vision du boomerang. Il a fait changer quelque chose
dans nos pratiques.
Olivier est avant tout un ami.
Dans ce papier, il nous dit l'importance des images mentales avant de lancer. Il les appelle "intention". Un peu comme les skieurs de slalom qui font mentalement la descente avant de s'y élancer réellement et y posent leurs repères. Il y souligne aussi l'importance de l'analyse du vol en temps réel, ce qu'il nomme feed-back.
J’avais écrit ce petit mémo il y a quelques années, il peut servir de mode opératoire pour toutes les disciplines…
1. Repérer d’où vient le vent « majoritaire ».
2. Choisir son orientation par rapport à ce vent dominant (se servir de ses bras comme repères suivant le boom utilisés)
3. Suivant l’intensité du vent, décider de l’inclinaison par rapport à la verticale (0 à 15°, 15 à 30, 30à 45)
4. Suivant l’intensité du vent, décider de la hauteur du lâcher (au dessus de l’horizontal, au niveau des yeux, sous l’horizontal)
5. Décider de la force du lancer (en fonction de l’épreuve, du vent, de l’échauffement, de la prise de risque engagée…)
6. Mémoriser d’où vient le vent.
7. Lancer sur ses intentions…
8. …en ayant un feedback rapide (suis-je trop à droite, à gauche ? trop vertical, trop incliné ? trop haut, trop bas ? trop fort, pas assez fort ?) afin de comparer l’intention après l’exécution…
9. …pour corriger par une anticipation nouvelle du déplacement/placement.
10. Le but étant de rentrer en anticipation - coïncidence avec le boomerang (c'est-à-dire le catcher !).
11. Si le feedback est positif lorsque le boomerang amorce le retour (cela sous-entend que la phase de comparaison se fait très vite dans la première partie du vol !) regarder alors la canne à vent afin de vérifier si le vent est identique ou non pour confirmer définitivement l’endroit du retour ou réguler rapidement dans cette nouvelle « crise de temps ».